Appelle une des trois maisons d’aide et d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale.
Un transport adapté viendra te chercher pour t’amener dans une maison d’hébergement de façon gratuite, sécuritaire et confidentielle.
Pour utiliser le protocole vers une maison d’aide et d’hébergement :
« La violence conjugale se distingue des autres formes de violence par le fait qu’elle se manifeste dans une relation amoureuse où un.e des partenaires installe et maintient un rapport de domination et de contrôle sur l’autre. La violence est un moyen utilisé dans le but d’obtenir le pouvoir sur sa partenaire. On y retrouve donc l’intention de contrôler. C’est par la répétition cyclique et différentes stratégies de contrôle (ou de formes de violence), en alternant des périodes de lune de miel, de tension et de justification que l’agresseur maintient son emprise et s’assure ainsi que la victime ne mettra pas fin à la relation. »
Source : Maison L’Esther
Silence, bouderie, gestes brusques, regards noirs, intimidation, mauvaise humeur, irritabilité.
Il va se passer quelque chose – Je marche sur des oeufs – Je me sens mal à l’aise – J’ai peur.
Violence verbale, violence sexuelle, violence physique, violence psychologique.
J’ai honte – Je ressens de l’humiliation – Je suis en colère – Je suis triste.
Rejette la faute sur l’autre, minimise ou nie ce qui s’est passé, trouve des justifications extérieures.
Je rationnalise, je comprends ses excuses – Je me sens responsable, ma colère disparaît – Je me focalise sur mes émotions – Je doute de mes perceptions.
Fait des promesses, souhaite oublier l’incident, est aux petits soins, fait tout pour se faire pardonner (cadeaux, sexe).
Je lui donne une chance – je dois l’aider à changer – ses promesses me touchent.
Réference par l’Association une autre femme
Climat de tension. Ton/ta partenaire te fait ressentir son mécontentement : Menace par des gestes brusques, des regards noirs, de l’intimidation. Il/elle t’impose son silence, ses bouderies, sa mauvaise humeur, son irritabilité. Tu as l’impression que c’est de ta faute, tu te sens inquiète, tu essaies de le/la calmer. Tu as peur, tu ne sais pas quoi faire et tu vis un malaise.
Ton/ta partenaire passe à l’action. II/elle utilise de la violence à ton égard : violence verbale, psychologique, physique, sexuelle, économique, relationnelle, négligence, cyberviolence. Ces agressions provoquent chez toi un mélange de sentiments : tu peux ressentir de la honte, de l’humiliation, de la colère, de la tristesse ou de l’injustice.
Ton/ta partenaire rejette la faute sur toi et a toujours une bonne raison pour expliquer et justifier son comportement. Les raisons sont extérieures à sa personne, c’est toujours à cause des autres, il/elle n’est pas responsable, minimise ce qui s’est passé, te dit que tu exagères. Tu veux croire ses paroles, tu doutes de tes perceptions (était-ce vraiment une agression?). Ton/ta partenaire réussit à te convaincre qu’il/elle a raison. Tu te sens coupable de lui en avoir voulu et ta colère disparaît.
Ton/ta partenaire fait tout pour se faire pardonner, te dit qu’il/elle va changer et que tu dois lui pardonner. Il/elle t’achète des cadeaux, te jure que ça n’arrivera plus jamais. Tu veux y croire, ses excuses te touchent, tu es certaine que tu peux l’aider, qu’il/elle va changer pour toi par amour. Cette période de réconciliation te donne un faux sentiment de sécurité et d’espoir de changement.
« La violence psychologique est une série d’attitudes et de propos méprisants qui consiste à humilier l’autre, la dénigrer, la dévaloriser et la contrôler. L’agresseur déprécie l’apparence de sa compagne, ses capacités intellectuelles ou n’importe quel trait de sa personnalité dans le but de la diminuer. Il nie sa façon d’être et lui renvoie une image d’elle même totalement négative.
Les agresseurs vont profiter de la vulnérabilité de leur victime pour la rabaisser. Une femme qui vit avec des besoins particuliers, spécifiquement si elle requière une assistance pour répondre à ces besoins, est plus susceptible de vivre de l’humiliation, de la manipulation ou d’être rabaissée. Que le besoin soit la prise de médicament, d’avoir un proche-aidant à temps plein, d’avoir besoin d’un interprète, ou juste d’avoir des rendez-vous médicaux, l’agresseur utilisera ce besoin contre sa victime. Cette violence invisible est un enjeu important chez toutes les femmes en situation de handicap. »
– Maison de Lina
Exemples
« Cette forme de violence se traduit essentiellement par des menaces, des injures, des cris ou du chantage. Elle vous paralyse, engendre la peur et l’anxiété. »
– Le Prélude
Exemples
« Cette forme de violence vise à te rendre dépendante économiquement de ton.ta partenaire. Que ce soit par un partage inéquitable des obligations financières conjointes ou par un contrôle de votre portefeuille, la violence économique engendre souvent un appauvrissement de la femme et qui fait que son/sa partenaire exerce un plus grand contrôle sur elle. »
– Le Prélude
Exemples
« La violence sexuelle peut être présente même à l’intérieur d’un couple ou avec un partenaire intime. Forcer sa partenaire par la manipulation, le chantage, l’insistance, la forcer à avoir quelconque activité sexuelle alors qu’elle n’en a pas envie correspond à de la violence sexuelle. Voir la définition plus bas. »
– Le Prélude
Exemples
« On fait référence au fait que l’agresseur.e, par différents moyens, isolera la victime de son réseau (proches, famille, ami.e.s) afin qu’elle soit davantage isolée, seule, vulnérable et ainsi, avoir un plus grand contrôle sur elle. »
– Le Prélude
« Les coups, la brutalité ou la contrainte physique. Il secoue sa compagne, la gifle, lui broie les mains, l’écrase contre un mur, l’immobilise. Il peut aussi la séquestrer, l’attacher, faire mine de l’étrangler, la frapper avec un bâton ou un couteau, lui asséner des coups de poing au visage ou aux seins, et des coups de pied au ventre malgré sa grossesse. »
Exemples
« Omettre de faire un geste alors que celui-ci serait nécessaire pour le bien-être de la personne. On retrouve ce genre de violence dans les couples où nous retrouvons une dépendance d’une personne envers l’autre. Une dépendance financière, matérielle, physique, etc. »
Se servir de moyens technologiques (application, GPS, cellulaire, réseaux sociaux) pour contrôler sa partenaire, pour la surveiller, la manipuler, la harceler ou l’intimider.
Exemples
« C’est un geste à caractère sexuel, avec ou sans contact physique, commis par un individu sans le consentement de la personne visée, ou dans certains cas, […] par une manipulation affective ou par du chantage. Il s’agit d’un acte visant à assujettir une autre personne à ses propres désirs par un abus de pouvoir, par l’utilisation de la force ou de la contrainte, ou sous la menace implicite ou explicite. Une agression sexuelle porte atteinte […] à l’intégrité physique et psychologique et à la sécurité de la personne.
Cette définition s’applique, peu importe l’âge, le sexe, la culture, la religion et l’orientation sexuelle de la personne victime ou de l’agresseur sexuel, peu importe le type de geste à caractère sexuel posé et le lieu ou le milieu de vie dans lequel il a été fait, et quelle que soit la nature du lien existant entre la personne victime et l’agresseur sexuel. »
« Acte sexuel non-désiré qui est imposé à une personne. Notamment, embrasser quelqu’un quand il ne veut pas, toucher le corps de quelqu’un qui ne veut pas, obliger quelqu’un à se déshabiller, avoir une relation sexuelle avec quelqu’un qui n’est pas d’accord, obliger quelqu’un à regarder des photos de gens nus, et bien d’autres exemples. »
« Utilisation inadéquate des technologies de la communication telles l’Internet, le courrier électronique, différentes applications, les textos, etc. pour diffuser des messages, des photos ou des vidéos à caractère sexuel sans le consentement de la personne qui les reçoit. Les messages contiennent généralement des tentatives sexuelles en vue d’obtenir des faveurs ou des relations sexuelles. »
« Des gestes et des paroles à caractère sexuel qui ne sont pas désirés mais tout de même perpétrés à répétition. Ces gestes suscitent la peur, menacent la santé mentale et la sécurité de la personne à qui ils sont destinés. Ils incluent aussi des communications non consensuelles telles un face à face, des appels téléphoniques, courriels ou textos répétés, des menaces, des gestes obscènes, de l’espionnage. »
« Amener une personne à faire un acte sexuel en échange d’un avantage le plus souvent financier. Les personnes victimes d’exploitation sexuelle se retrouvent souvent dans des activités de prostitution, de pornographie, de danse érotique, de massage érotique ou de services d’escortes. »
« Activité sexuelle avec une personne qui a un lien de parenté ou qui est une figure parentale. Les personnes ayant un lien de parenté sont la mère ou le père, le frère ou la sœur, le grand-père ou la grand-mère, l’oncle ou la tante, le cousin, ou la cousine. Les personnes constituant une figure parentale sont le beau-père ou la belle-mère, le demi-frère ou la demi-sœur ou encore le ou la responsable de famille d’accueil. »
« Le consentement sexuel est un accord volontaire d’une personne à une activité sexuelle. Ce choix doit être fait de façon libre et éclairée. De plus, il doit être manifesté clairement par la personne elle-même. En d’autres mots, une tierce personne ne peut décider de l’accord de l’autre.
Le consentement peut être exprimé par des paroles, des attitudes et des gestes, et ce, au moment de l’activité sexuelle et pour chaque activité sexuelle. Par ailleurs, le silence ne veut pas dire oui. Le proverbe «Qui ne dit mot consent» ne s’applique donc pas au consentement sexuel.
Ce dernier peut être renouvelé ou retiré à tout moment, même pendant une activité sexuelle déjà entamée. »
Pour consentir à une activité sexuelle, il est essentiel de se sentir :
« Au Canada, l’âge légal pour consentir est de 16 ans. Il y a par contre des exceptions pour les jeunes entre 12 et 15 ans. »
Le consentement peut être valide si la personne la plus jeune a :
Écoute, hébergement : 24h/7 jours
Référencement : 24h/7 jours
SOS violence conjugale – 1 800 363-9010
CPIVAS – Centre de prévention et d’intervention pour victimes de agression sexuelle – 450 669-9053
Écoute et références : 24h/7 jours
Info-aide violence sexuelle – 1 888 933-9007